Oiseaux emmurés au centre commercial de l’Esplanade

Les oiseaux (moineaux et pigeons) enfermés le lundi 17 septembre n’étaient toujours pas libérés dix jours plus tard, malgré les protestations de personnes, organismes divers ou associations de protection animale.
On en a également piégé d’autres le lundi 24 septembre du côté de la rue de Boston à Strasbourg, devant le salon de coiffure N.C. !
La dalle avait probablement été soulevée par le vent et des pigeons avaient de nouveau pénétré à l’intérieur des faux plafonds où ils sont probablement restés emmurés, mourant à petit feu de faim, de soif et d’angoisse… Quel cauchemar épouvantable !
C’est également un grave problème d’hygiène et de sécurité. On semble faire l’économie de l’équarrissage en laissant dégouliner le jus de leurs cadavres en décomposition à travers les interstices entre les dalles. Sans oublier les invasions d’asticots et de mouches.

Il serait souhaitable de trouver très rapidement une solution consensuelle.


Pour information, voici des extraits de la question écrite posée en 2007 par Mme POLETTI, Députée, concernant le traitement des oiseaux, et de la réponse du ministère :

« Mme Bérengère POLETTI attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables, sur les méthodes utilisées pour capturer les pigeons de ville. […] Il est certes souvent nécessaire d’empêcher dans les villes la multiplication des pigeons. Toutefois, cela devrait pouvoir se faire avec l’utilisation de méthodes douces comme les graines contraceptives ou l’installation de pigeonniers. […] ».

Texte de la réponse (extrait) :

« […] Il n’existe pas de prescriptions réglementaires spécifiques concernant les opérations de limitation de population de pigeons en zone urbaine. Toutefois, les articles 521 ou R. 654-1 du code pénal réprimant respectivement les actes de cruauté, les sévices graves ou les mauvais traitements envers les animaux s’appliquent à toutes les espèces animales et permettent donc de sanctionner des pratiques qui pourraient générer des souffrances aux oiseaux capturés.
[…], le ministère de l’agriculture et de la pêche souhaite présenter un projet de décret simple qui permettra de fixer, par arrêté, la liste des procédés autorisés pour la limitation des populations de pigeons des villes. Cette démarche permettra un encadrement plus rigoureux techniquement des actions d’euthanasie des pigeons qui sont parfois dénoncées par les associations de protection animale. L’installation de pigeonniers en ville participe aux solutions visant à stabiliser les populations de pigeons et limiter l’arrivée de nouvelles colonies. Cela a déjà été mis en place dans l’agglomération parisienne. La mairie de Paris a émis le vœu d’en faire installer un dans chaque arrondissement de la capitale. […] ».
Fin de citation.

Texte complet :
http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-2719QE.htm

A relire : Code pénal – Article R654-1 :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006419578&cidTexte=LEGITEXT000006070719&dateTexte=20120920

Citation de l’Article R654-1 :
« Hors le cas prévu par l’article 511-1, le fait, sans nécessité, publiquement ou non, d’exercer volontairement des mauvais traitements envers un animal domestique ou apprivoisé ou tenu en captivité est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 4e classe ».

N.B. : Extrait de l’article 521-1  du Code Pénal :

 « Le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30000 euros d’amende ».

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006418952&cidTexte=LEGITEXT000006070719

Photo de faux plafond centre commercial rue de Boston septembre 2012

Faux plafond centre commercial rue de Boston septembre 2012.
© 2012 C.RÉ.DO. Pigeons

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