Rapport à M. Michel Barnier sur le gazage des pigeons, juin 2008

Résumé et extraits du rapport « Le scandale du gazage des pigeons » adressé en juin 2008 par notre Collectif à Monsieur Michel BARNIER, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, à l’occasion des Rencontres Animal et Société, L’Animal dans la ville.

Vous trouverez ci-dessous le témoignage anonyme d’un ex-agent repenti. Nous espérons que la situation s’est améliorée au cours des quatre dernières années dans les entreprises de gazage.

LA TECHNIQUE TRES CRUELLE DU GAZAGE AU CO2 :

« Certaines entreprises tueraient 20 000 à 30 000 pigeons par an à l’aide d’un caisson à CO2 de moins d’un mètre cube, non équipé d’un hublot d’observation et accueillant directement les cages de détention, parfois surchargées, où sont enfermés les pigeons avant leur gazage. Une bouteille de CO2, un gaz comprimé liquide, alimente le caisson par un flexible. On y intercale un détendeur et un débilitre pour réchauffer le gaz qui sera envoyé, avec une concentration à 90 ou 95 %.

Les agents reçoivent habituellement la consigne d’attendre au minimum trois minutes et demie entre le moment où ils ouvrent à fond le robinet de la bouteille et celui où ils le referment.
Ils peuvent généralement entendre les oiseaux se débattre pendant plus de deux minutes, à l’intérieur du caisson…

Dans une entreprise de gazage, le matériel était indisponible durant une longue période : ni détendeur ni débilitre pour pouvoir maîtriser et contrôler leur procédure. Alors les agents ont relié directement le tuyau au caisson et injecté un gaz glacé aux oiseaux (présence de glace sur le tuyau) ».

LE TRANSPORT TRES BRUTAL DES PIGEONS CAPTURÉS :

« A certaines périodes de l’année, on entasse parfois 70 pigeons, voire même plus, dans des cages à deux compartiments prévues pour un maximum de 50 pigeons. Elles sont alors empilées en toute hâte à l’horizontale, mais aussi parfois à la verticale. Il arrive que des pigeons soient tués accidentellement au cours du chargement. Leur tête, qui dépassait des barreaux, est écrasée et leurs ailes sont brisées.

Comme les camionnettes ne sont pas toujours correctement ventilées, des pigeons y suffoquent fréquemment en été et les survivants attendent souvent 24 heures avant d’être éliminés. Ils sont rarement gazés immédiatement dans le caisson intégré à la camionnette et leurs cages sont généralement déchargées dans des locaux où elles sont empilées ».

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