Strasbourg ennemie de certaines espèces animales !

Amie de la nature et de tous les animaux, je considère que toute espèce vivante a sa place sur la Terre.
La Déclaration Universelle des Droits de l’Animal, datant de 1978, affirme également dans son Article 2 :
« Toute vie animale a droit au respect ».

Les pigeons  sont considérés à tort comme des « nuisibles » (d’après le Petit Larousse, un animal nuisible est un animal parasite ou destructeur, et un parasite est inutile et gênant). Ce qui suit va vous prouver le contraire.

Les pigeons sont des agents de propreté de la ville, de grands nettoyeurs se nourrissant des déchets des humains, mais ils ont aussi le droit de manger autre chose. Les nourrir constitue donc un appoint dans leur régime alimentaire, d’autant plus qu’ils devraient manger au minimum 30 grammes de graines par jour.

Si on veut nuire à une espèce animale, on lui trouve tous les vices et défauts… Contrairement à ce qui est dit et redit, les pigeons ne transmettent absolument pas de maladies aux hommes (si c’était le cas, la ville de Venise serait décimée depuis longtemps) et les tiques leur préfèrent nos animaux domestiques à poils (chiens, chats, rongeurs etc.) et le sang humain…
Les colombophiles n’en ont jamais vu sur un pigeon, on trouve d’ailleurs très peu de tiques en ville, la tique du pigeon n’existe pas et les tiques n’ont pas besoin des pigeons pour survivre pendant plusieurs années.

Les pigeons sont aussi moins gênants que les fêtards bruyants, ivres et violents qui déambulent toute la nuit dans les quartiers dits « animés »  de Strasbourg.
Ces personnes dégradent le mobilier urbain par des déjections de toutes sortes, empêchent les riverains de dormir etc. (et la liste serait encore longue).

Pour limiter le nombre des pigeons, les protecteurs des animaux ont réclamé des pigeonniers contraceptifs, solution la plus éthique et la plus économique, mais visiblement ils n’ont pas encore été mis en place à Strasbourg qui continue à utiliser la méthode la plus cruelle (et indigne des êtres humains) : les captures et le gazage au gaz de soudage ou autre mélange de ce genre.

Pourtant on pourrait installer des pigeonniers sur des toits, pour la somme de 10 000 € TTC, et même dans des greniers ou des bâtiments désaffectés afin d’en réduire les coûts.
Et les compléter par la distribution de graines contraceptives (l’Ornistéril par exemple qui a été utilisé avec succès pendant près de 20 ans à Genève en Suisse).

L’entretien des 13 pigeonniers de la ville d’Augsbourg en Allemagne revient par exemple à 30 000 € par an, alors qu’une campagne de captures à Strasbourg coûte plusieurs bonnes dizaines de milliers d’euros (le budget pigeons est pourtant top secret…).

La campagne de captures de la mairie dure depuis plusieurs longues semaines et je vois quotidiennement des grains de blé et de maïs destinés à appâter ces malheureux pigeons (quel paradoxe avec l’interdiction du nourrissage, qui est d’ailleurs tout à fait injuste !).
Des agents de la mairie vont continuer à les piéger avec un lance-filet pour ensuite les faire tuer.
Quelle barbarie en ce début de XXIème siècle !

Les colonies vont pourtant se reconstituer en quelques jours ou semaines, la nature ayant horreur du vide.

Caroline G., Strasbourg

P. S. :
Nous avons rajouté du gras dans le texte ci-dessus.

Photo de Pigeonnier contraceptif à Paris

Pigeonnier contraceptif à Paris.
© 2013 C.RÉ.DO. Pigeons et Protection Animale

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