Accaparation de la faune sauvage : sauver n’est pas garder

Merci de lire un extrait d’un texte très important publié par Helagaldia (Centre de la faune sauvage dans les Pyrénées Atlantiques, 64) : https://www.hegalaldia.org/

ACCAPARATION DE LA FAUNE SAUVAGE
« Vous êtes nombreux à vous indigner lorsqu’une personne vient à être cruelle envers un animal. Vous êtes nombreux à vous en prendre à un chasseur qui va tuer un animal.
Vous êtes nombreux à prendre parti pour la protection de la nature.
Vous êtes nombreux à aimer les animaux.
Vous êtes trop nombreux à vouloir les garder, les oisillons, les bébés hérissons, les chouettes etc. que vous avez trouvés dans la nature.
Vous les avez récupérés, soignés, vous vous y êtes attachés et vous les avez emprisonnés, dans des cages pour les oiseaux ou dans des enclos pour les hérissons. Par accaparation et non par amour des animaux, vous les avez privés de liberté, de leur vie, de leurs amours et de toutes ses autres petites choses qui font la vie.
Vous les regardez tous les matins, en vous disant : « Je t’ai sauvé », comme pour vous racheter une bonne conscience. Et eux, oui, ils vivent. Mais quelle vie ?
Des petites cages posées dans un coin du salon, pour ces oiseaux qui ont besoin de voler, de chanter, de se reproduire, de vivre. Ils ne verront plus jamais le soleil, ils ne sentiront plus le vent dans leurs plumes, ils n’auront plus la liberté de trouver un partenaire et d’élever des petits.
Des hérissons élevés dans des salles de bains, qui ne verront plus jamais une haie, de fruits et de vers de terre, ni le plaisir de fouler la nuit l’herbe fraîche des prairies.
Ils ne connaîtront que le carrelage froid, l’humidité, la prison.
Ou pour les plus chanceux, ils auront une permission de sortie dans le jardin mais devront rentrer quand vous l’aurez décidé !
Et la seule réponse que vous nous donnez c’est : « J’aurais dû le laisser mourir quand je l’ai trouvé ? ». Bien sûr que non, vous pouviez contacter un centre de soins pour les prendre en charge afin qu’ils retrouvent la nature, leur demeure.« Je m’y suis attaché donc, je le garde. »
Combien de chardonnerets, de pinsons, de linottes, de mésanges, de moineaux, de bouvreuils, de chouettes, de genettes, de fouines… passeront leurs vies en prison ? Juste parce qu’ils ont été « sauvés ».
Je suis triste pour ces animaux qui passeront leur vie dans des cages, dans des enclos trop petits. Une vie d’ennui et de tristesse. […] ». Fin de citation.


Extrait de  : http://credopigeons.fr/2015/03/30/sos-pigeons-et-corvides-en-detresse/

Un pigeon ramier (ou palombe) et un corvidé (corbeau, corneille, pie, geai etc.) sont des oiseaux sauvages, contrairement aux pigeons bisets des villes, domestiques, et ils ne doivent pas être adoptés ni apprivoisés par l’homme.
Un pigeon ramier peut toutefois être relâché sans problème dans un parc avec point d’eau où nichent d’autres pigeons ramiers
(et non bisets des villes) qui l’adopteront rapidement. Lorsque le col blanc aura fait son apparition autour de son cou.
http://blogdespigeons.canalblog.com/archives/2013/06/11/2737019.html
https://credopigeons.wordpress.com/2012/05/23/documentaire_pigeon_ramier/
Les corvidés et autres oiseaux sauvages ont aussi la liberté dans le sang et auront du mal à se réadapter dans la nature, contrairement à des pigeons bisets qu’on pourra relâcher après les avoir élevés et/ou soignés, en suivant un protocole bien précis (voir plus loin dans le présent article).

On peut relâcher une corneille tombée du nid lorsqu’elle a grandi, mais de préférence près de l’endroit où on l’a trouvée car elle ne sera pas forcément bien accueillie dans une colonie qui lui est étrangère, sauf si elle est très débrouillarde.
Des corneilles ont poursuivi et voulaient attaquer une corneille provenant d’un autre endroit que j’avais relâchée dans un grand parc. Finalement elle leur a tenu tête et s’est réfugiée sur un arbre. Si c’était une femelle, elle a sans doute trouvé très vite un compagnon. J’ai déposé les jours suivants des graines au pied de l’arbre sur lequel elle s’était perchée. Il y avait aussi un grand lac facilement accessible aux oiseaux dans le parc.
Ne pas domestiquer une corneille car elle doit rester sauvage.
Se contenter de la nourrir dans sa cage, sans la manipuler inutilement.
Si elle est mal nourrie, ses plumes tomberont, comme chez tous les oiseaux.
Lui donner de la viande hachée et/ou de la pâtée pour chat.
Dégâts causés chez un bébé corbeau alimenté par un particulier durant 3 semaines :
https://www.facebook.com/lpo.paca.crsfs/videos/1349284918521964/
Une personne m’a dit : « J’ai déjà élevé une tourterelle tombée du nid. Donc je peux aussi élever un bébé merle ».
Non ! Ce n’est pas pareil et un merle ne mange pas la même chose qu’une tourterelle !
Les déboires d’un corbeau apprivoisé et relâché dans la nature :
http://www.europe1.fr/france/harcelee-depuis-des-mois-par-un-corbeau-1168937

Les pigeons bisets, donc domestiques, ont également le droit de vivre en liberté auprès d’autres pigeons bisets.
Si les ramiers ou corvidés sont en détresse (blessés, malades ou tombés du nid), les confier si possible à un centre de sauvegarde et de soins de la LPO qui les soignera et les réadaptera mieux que vous. Éviter les refuges, hélas trop souvent surpeuplés.
 
Les particuliers causent souvent des dégâts irréversibles (plumes qui tombent, se cassent, retard de croissance, problèmes respiratoires et neurologiques) en ne leur offrant pas de soins ni de nourriture adaptés et les noient même en les faisant boire à la pipette ou à la seringue. Il y à l’entrée du bec un trou communiquant avec la trachée et les poumons.
Pour les faire boire, leur tirer le cou vers le haut et s’ils toussent et s’étouffent, leur pincer doucement la peau du cou et leur faire déployer les ailes pour débloquer la fausse route. Commencer par essayer de les faire boire tout seuls en trempant pendant quelques secondes quelques millimètres de l’extrémité de leur bec dans un petit récipient d’eau,.
Ou déposer quelques gouttes d’eau sur l’extrémité de leur bec après les avoir trouvés, sans les noyer. Les narines sont situées au milieu du bec.
Puis les placer sur une bouillotte ou sur deux bouteilles en plastique remplies d’eau très chaude (39°) et emballées dans un seul linge réunissant les deux bouteilles pour éviter que leur température ne baisse s’ils sont en état de choc, même en été.
Si vous les emmenez pour les déposer dans un centre de soins, les placer également sur une bouillotte fabriquée avec des bouteilles en plastique que vous laisserez dans le carton.

Photo d'un jeune pigeon biset, à droite, en retard de croissance par rapport à celui de la même nichée que lui. Copyright 2017 D. Bivaud

Jeune pigeon biset, à droite, en retard de croissance par rapport à celui de la même nichée que lui.© 2017 D. Bivaud

Dans l’urgence, emmenez le pigeon ou le corvidé chez un vétérinaire pour le faire examiner et si possible soigner. Si l’oiseau a de grandes chances de rester handicapé, il est préférable de le faire euthanasier, par charité pour lui.

Il ne faut pas priver de liberté un pigeon biset sain et non handicapé qu’on a élevé à la main. On peut éventuellement le garder et le laisser entrer et sortir à partir de l’âge de deux mois et demis par le balcon ou une fenêtre (par exemple si vous avez un jardin).
Ne surtout pas le relâcher sur un trottoir car il se fera écraser sur la route, mais plutôt dans un parc au milieu d’une colonie de pigeons ayant accès à un point d’eau, et en suivant un protocole précis expliqué dans notre article « Nourrir un bébé pigeon tombé du nid » :
http://credopigeons.fr/2012/06/25/nourrir-bebe-pigeon-tombe-nid/
IV. COMMENT INSTALLER, RÉCHAUFFER ET NOURRIR UN BÉBÉ PIGEON

Il finira peut-être par vous quitter pour suivre un(e) partenaire ou il l’emmènera chez vous. Si jamais ils couvent des œufs, vous pouvez les remplacer par des œufs factices en plastique ou même des balles de ping-pong.
Les parents les couveront pendant trois semaines, puis ils les abandonneront.
Ne pas l’enfermer à vie dans une cage, une volière, un refuge ou autre centre qui risque d’être surpeuplé, la plupart étant hélas surpeuplés.
Vous devez pouvoir prendre des nouvelles de vos protégés et même leur rendre visite s’ils sont définitivement adoptés et/ou si vous les parrainez, raison pour laquelle le refuge ou centre ne doit pas être trop éloigné de votre domicile.
Les photos ou vidéos idylliques ne prouvent rien car on peut très bien se contenter de ne vous montrer que la vitrine destinée au public (par exemple les premières volières situées à l’entrée du centre).
Lire la suite

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Le syndrome de Noé dans la protection animale : sauver n’est pas garder

Commentaire d’un protecteur des animaux :

Il faut qu’on comprenne qu’il y a des gens a priori “professionnels” “passionnés” et “compétents” qui deviennent des maltraitants d’animaux à force de vouloir en sauver trop, et du coup, ils tombent dans le côté malsain de la P.A.

Il ne faut JAMAIS se laisser influencer par la COMPÉTENCE des gens de la P.A., qui n’a RIEN A VOIR avec la qualité d’accueil qu’ils offrent aux animaux sauvés.

Je l’ai vu maintes fois dans le domaine des chats et des chiens, et c’est pareil dans le domaine des pigeons.
Ce n’est pas parce qu’un sauveur va risquer de se casser une jambe en allant dénicher un pigeon en danger qu’il est pour autant quelqu’un de “bien” pour le futur dudit pigeon.

C’est souvent le fait de gens trop bien intentionnés qui font plus de mal que de bien.
Je préfère nettement quelqu’un qui fait euthanasier chez un vétérinaire un pigeon handicapé, aveugle, rampant sur le ventre etc. à celui qui le fera vivre de force.

Amitiés.
Fin de citation


Lire aussi dans :
http://credopigeons.fr/2012/06/25/nourrir-bebe-pigeon-tombe-nid/

Extrait :
Certaines personnes (responsables d’associations ou particuliers atteints du syndrome de Noé : https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_No%C3%A9 ) ne se rendent même plus compte à quel point elles font souffrir les animaux entassés dans leur refuge, centre ou à leur domicile.

D’autres privent de liberté des oiseaux sauvages valides, tout simplement parce qu’elles les ont sauvés (article suivant) :
http://credopigeons.fr/2019/05/30/accaparation-de-faune-sauvage-sauver-n-est-pas-garder/

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Articles et liens publiés en mars 2019 sur le site du Collectif pour le Respect de l’Animal (COPRA)

http://copranimal.free.fr/

 À LA UNE 

Lancement de vegecantines.fr, site ressource indispensable pour les acteurs de terrain, usagers et influenceurs !

 NI VEGAN NI BIO  

Canons à eau sale : l’additif à base de substances animales réutilisé le 16 mars 2019 à Paris ?

 NOUVELLE ENQUÊTE DE L214 ET PÉTITION À SIGNER

Le cauchemar des cailles pondeuses

 COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L214

Abattoir de Houdan : directeur et agent des services vétérinaires condamnés

 À PARTAGER  

La Casa de Carne (Court-métrage)

 INFOS – ACTIONS 

Grand débat national : transition écologique et biodiversité, vos propositions

LINC n°26 – Lettre d’information, No Corrida – 1er mars 2019

http://nocorrida.com/2019/03/01/linc-26/

Liste avec liens vers toutes les lettres parues depuis deux ans :

http://nocorrida.com/category/lettres/

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Vidéos prouvant l’intelligence de nos pigeons bisets domestiques des villes



Hommage à Biquet, pigeon biset aveugle et décédé récemment à l’âge de 23 ans. Sa maîtresse, Yolande, qui l’avait recueilli tout jeune, est inconsolable, mais il a certainement rejoint le paradis des pigeons :

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Comment le discours sur les pigeons bisets domestiques des villes a évolué de 1930 à 1990

Photo des Joubarbes. Pigeon voyageur. Cop. 2013 J.L.S.

Les Joubarbes. Pigeons bisets, dont un pigeon voyageur égaré.
© 2013 J.L.S.

Extrait de l’argumentaire très complet du C.RÉ.DO. Pigeons et P.A., publié sur  http://credopigeons.fr/militer/ :

De par son statut juridique d’animal domestique (Arrêté du 11 août 2006, émanant du Ministère de l’Écologie et du Développement durable), le pigeon biset est protégé par le Code pénal contre toutes formes d’actes de maltraitance ou de cruauté.
Ce statut d’animal domestique ne dépend ni de la naissance ni de la vie en captivité ou non.

Nous rappelons que le pigeon biset des villes n’est pas classé dans la catégorie des oiseaux  « nuisibles », contrairement à ce que se permettent de prétendre ceux qui mandatent des sociétés pour capturer et gazer des pigeons ou les diabolisent pour pouvoir les affamer ou les exterminer.
Le pigeon biset des villes est domestique et par conséquent ne peut être ni chassable ni classé « nuisible » !


Évolution du discours sur les pigeons de 1930 à 1990 :

« […] Le développement des élevages de pigeons et de la colombophilie génère une errance animale car certains pigeons se perdent. […]. Les pigeons errants deviennent alors objets de tensions et de polémiques entre les partisans et les adversaires de l’oiseau, dont témoignent un certain nombre d’articles publiés par exemple dans Le Figaro au cours des années 1930.
Mais personne à l’époque n’ose prendre de mesures contre les pigeons. […]

À partir des années 1950, le pigeon urbain fait l’objet de la construction lente et progressive d’un discours permettant de faire accepter l’éradication des individus « errants ».
Pour permettre aux autorités de mener une véritable « guerre » à son encontre, cet animal doit changer de statut social : étant au départ un animal utile, il doit devenir nuisible.

La thématique du pigeon porteur de maladies se développe alors. […]

À partir de 1955, les autorités préfectorales […] déclarent que les oiseaux sont trop nombreux.
À Paris, [par la stratégie de « dépaysement des pigeons »] il s’agit officiellement de capturer des pigeons, de les mettre en volière et d’envoyer les pigeons sains par train dans d’autres villes demandeuses – les oiseaux malades étant, eux, euthanasiés.
Cette méthode sera utilisée et revendiquée jusqu’en 1984 avec l’accord de la SPA et d’autres associations de protection animale.
Peu à peu cependant, le doute s’installe dans ces associations quant à la destination véritable des oiseaux.

Parallèlement, sont organisées dans la presse des campagnes annonçant une augmentation du nombre de pigeons à Paris : de 400 000 à un million d’individus.
En plus des prélèvements directs, les autorités interdisent par décret le nourrissage sur la voie publique à partir de 1962, décret toujours en vigueur, ce qui provoque l’opposition de la SPA.

Il est impossible de comprendre l’impasse actuelle dans la gestion des populations de pigeons sans ce regard historique […] ».

Auteur : Didier Lapostre – Université Paris VIII – Association AERHO.
Références : Givois E. 2010. Le pigeon dans le Figaro de 1861à 1942. Rapport de Stage, Master Médias et communication.

Photo de pigeons bisets (Columba livia). Copyright 2013 J.L.S.

Pigeons bisets (Columba livia).
© 2013 J.L.S.

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SOS j’ai trouvé un oisillon !

Photo d'un bébé pigeon dans son nid. Copyright 2017 CREDO Pigeons et P.A.

Bébé pigeon dans son nid.
© 2017 CREDO Pigeons et P.A.

Merci de lire :

Oisillon trouvé :
http://www.ladel.fr/oisillon-trouve/

Ne ramassons pas systématiquement les oisillons sauvages tombés des nids :
http://www.arpn.fr/_include/img/work/full/lpo_ne_ramassez_pas_les_oisillons_tombes_du_nid.pdf
Bien sûr, à condition qu’ils tiennent sur leurs pattes.
En revanche un bébé ou un jeune pigeon biset des villes ne doit pas être laissé au sol car il y est en danger et n’y survivra pas longtemps.
Ne pas non plus laisser au sol un bébé ou un jeune pigeon ramier tombé d’un arbre, surtout s’il ne tient pas sur ses pattes et/ou ne peut pas être remis dans son nid, sur l’arbre, d’où il retombera peut-être une seconde fois, ou s’il ne peut pas être posé en sécurité sur une branche de l’arbre, à condition qu’il tienne sur ses pattes et soit âgé d’au moins trois semaines.
Rester avec lui et l’observer, et le reprendre s’il retombe.
Lire la suite sur :
http://credopigeons.fr/2018/08/07/sos-pour-les-oiseaux-en-detresse-souffrants-tombes-des-nids-et-ou-assoiffes-en-ete/

Lire aussi l’excellent article de Jean-Louis Schmitt :
Ces pigeons cordialement méprisés :
http://credopigeons.fr/2018/09/29/ces-pigeons-cordialement-meprises/

Autres articles conseillés :

Accaparation de la faune sauvage : Sauver n’est pas garder :
http://credopigeons.fr/2018/08/05/accaparation-de-faune-sauvage-sauver-n-est-pas-garder/

Discours émouvant de Jacques Gamblin sur la Nature :

https://www.goodplanet.info/actufondation/2016/05/05/discours-emouvant-de-jacques-gamblin-nature/

De la prison pour les trafiquants de chardonnerets :
https://www.lpo.fr/actualites/de-la-prison-pour-les-trafiquants-de-chardonnerets

Cause de la disparition des hirondelles (froid et insecticides agricoles) :
http://www.dhnet.be/actu/belgique/exclusif-a-cause-du-froid-les-hirondelles-meurent-de-faim-5722441535702a22d6d8b605

http://www.rts.ch/info/sciences-tech/5993525-le-declin-des-hirondelles-directement-lie-aux-insecticides-agricoles.html


Conseils complémentaires :

Les martinets (et hirondelles) ne se relâchent pas en hauteur.
Il faut les lâcher sur un terrain vaste et plat, les poser sur la paume de sa main qu’on tient élevée au-dessus de la tête.
Si l’oiseau décolle bien et prend de la hauteur, c’est bon, sinon on le récupère au sol.
Les gens à qui on dit de les lâcher de haut peuvent commettre l’erreur de les lancer, mais si l’oiseau n’est pas prêt, il s’écrasera au sol, loin, irrécupérable.
Un bébé martinet ne doit pas être relâché s’il pèse moins de 40 grammes (trop léger) et  plus de 50 grammes (trop lourd). C’est très important.

Photo de bébé pigeon ramier ou palombe. Copyright 2016 C.RÉ.DO. Pigeons et P.A.

Bébé pigeon ramier ou palombe.
© 2016 C.RÉ.DO. Pigeons et P.A.

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Appel SOS : Nourrir les oiseaux et autres animaux en hiver

Peinture intitulée Chaud et froid. Copyright 2016. Maryse Bacri, Strasbourg

Chaud et froid. © 2016. Maryse Bacri,
artiste-peintre, Strasbourg

Notre Collectif répond depuis des années à des « SOS Pigeons et Corvidés en détresse » à l’échelle nationale et ce, 7 jours sur 7.
Nos articles SOS contiennent une mine d’informations et de conseils :
http://credopigeons.fr/2015/03/30/sos-pigeons-et-corvides-en-detresse/

Comme vous le savez, vos dons seront toujours les bienvenus car nous ne touchons aucune subvention. Merci par avance pour votre générosité :
helloasso (cliquer)


Comment aider les oiseaux et autres animaux en hiver :

N’oubliez pas de nourrir, d’abreuver et de protéger nos amis ailés et à quatre pattes pour les aider à affronter les rigueurs de cette saison particulièrement difficile pour eux.
Les passereaux y dépensent une très grande énergie pour trouver péniblement et le plus rapidement possible de la nourriture, les journées étant très courtes.
Ils ont besoin de matières grasses d’une part pour s’en nourrir, d’autre part pour s’en enduire les plumes et le duvet afin de se protéger du froid et du gel.
En les nourrissant, vous jouirez également d’un spectacle charmant tout au long de la journée !

Nous vous conseillons de leur offrir des graines, dont du tournesol décortiqué ou non, de préférence strié et bio, du blé, du maïs concassés, des flocons d’avoine, des cerneaux de noix, des pains et/ou boules de graisse achetés en grande surface ou en animalerie, ou d’en fabriquer vous-même avec de la margarine de tournesol  (éviter le saindoux et la graisse de dinde) fondue dans laquelle vous ajouterez des flocons d’avoine, des cacahuètes décortiquées, non grillées et non salées, des germes de blé et des graines de tournesol entières ou décortiquées.
Disposez les boules, les pains de graisse et distributeurs de graines ou de boules (retirer le filet) en hauteur, dans un arbre ou sur un poteau, et dans un endroit découvert, à l’abri des assauts des chats.
Si vous placez des mangeoires près de vos fenêtres, merci de coller sur les vitres des silhouettes anti-collision pour éviter des accidents mortels.
Il est préférable qu’elles soient de très grande taille, sinon les oiseaux ne les voient pas.
Les vitres opaques et les stores vénitiens sont moins dangereux pour nos amis ailés.

Éviter les aliments salés.
A proscrire :
cacahuètes, lard, biscottes, restes de pain, noix de coco desséchée, riz cru, restes de pâtisseries, lait, asticots (larves de mouches) et vers de farine, risquant de leur perforer l’estomac, graines de ricin et de lin, toxiques pour les oiseaux.
Les merles raffolent des poires et des pommes, même gâtées.
Les rouges-gorges et pinsons ne se nourrissent qu’au sol. Poser des graines à découvert
pour qu’ils aient le temps de voir l’arrivée éventuelle d’un prédateur, chat ou autre.

Offrir à nos oiseaux de l’eau dans un plat ou dans plusieurs assiettes, au sol ou en hauteur. Poser une pierre plate au milieu, pour en assurer la stabilité et leur permettre de s’y percher en toute sécurité, et changer régulièrement l’eau, même plusieurs fois par jour en période de gel, car les oiseaux ont besoin de boire et de se baigner (n’utilisez jamais d’antigel ou autre produit toxique !), même en hiver !
Des mangeoires et récipients d’eau pourront également être aménagés, hors de portée des chats, pour des oiseaux de plus grande taille.
Les nettoyer et les désinfecter régulièrement avec de l’eau chaude et par exemple du liquide vaisselle, les garder à l’abri de l’humidité et des moisissures, et retirer les restes d’aliments fermentés et devenus toxiques.

Lire aussi :
Pensez aux petites bêtes en hiver (hérissons, poissons rouges, vers de terre, escargots, grenouilles) :
http://natureiciailleurs.over-blog.com/2017/11/pensez-aux-petites-betes-en-hiver.html

N’oubliez pas non plus les écureuils, qu’il est préférable de nourrir au sol, et les chats. Vous pouvez même ouvrir vos caves aux chats errants.
Lire à ce sujet les articles « Chatipi » de One Voice : « La vie sans espoir des chats sans abri » :
http://one-voice.fr/fr/nos-combats/compagnons-animaux/lexperience-chatipi/chats-sans-abri-une-vie-sans-espoir.html

Merci au nom de nos amis les animaux !


Lire aussi notre article :
http://credopigeons.fr/2016/12/08/le-noel-des-oiseaux-fete-du-partage-et-conseils-du-c-re-do-pigeons-et-p-a/

Photo d'un rouge-gorge dans un jardin d'hiver.

Rouge-gorge dans un jardin d’hiver.
© 2014 JLS.

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